La République centrafricaine

Retour sur les racines de la crise

CAUSES DE LA CRISE

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En décembre 2012, la milice Séléka, coalition de plusieurs mouvements armés à majorité musulmane, entreprend de renverser le gouvernement de François Bozizé. Elle y arrive en mars 2013. Le dirigeant de la Séléka, Michel Djotodia, prend alors le pouvoir. Il devient le premier chef d’État musulman d’un pays majoritairement chrétien. Les tueries interreligieuses font rage depuis ce temps, malgré le départ forcé de Djotodia en janvier 2014 et les efforts de sa remplaçante, Catherine Samba-Panza.

CHRONOLOGIE

 

DÉMOGRAPHIE

SOCIÉTÉ

ÉCONOMIE

INFRASTRUCTURES

FORCES ARMÉES

POPULATION :

5,1 millions d’habitants


POPULATION URBAINE :

39,4 % (2012)

 

ESPÉRANCE DE VIE :
49,1 ans  –  l’une des plus faibles au monde

 

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE :

91 sur 1000 naissances (2012)

 

TAUX DE MORTALITÉ MATERNELLE:

890 femmes meurent sur
100 000 naissances

Des femmes marchent devant la maternité de Bambari, 75 km au nord de la capitale, Bangui, le 18 janvier 2013. Photo : AFP/Patrick Fort

ALPHABÉTISATION :
56 % (chez les adultes de 15 ans et plus)

 

ETHNIES :
français, sango

 

RELIGIONS :
animistes (35 %), protestants (25 %), catholiques (25 %) et musulmans (15 %) - les pratiques animistes sont présentes chez la majorité chrétienne (CIA)

 

Des enfants qui ont échappé aux violences se sont rassemblés dans un parc à Bangui, le 18 décembre 2013. Photo : AFP/Fred Dufour

L’agriculture de subsistance ainsi que les activités forestières et minières forment l’épine dorsale de l’économie de la Centrafrique.  Le secteur de l’agriculture compte pour plus de la moitié du PIB.

 

RESSOURCES :

uranium, diamant, or, bois, cuivre, fer, pétrole

 

REVENU ANNUEL PAR HABITANT :

1200 $US

 

TAUX DE PAUVRETÉ :

3 personnes sur 5 vivent sous le seuil de la pauvreté (62,7 % de la population)

 

INDICE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN (IDH) :

180e sur 186 pays (PNUD 2013)

Des familles centrafricaines trouvent refuge près de la cathédrale Saint-Paul, à Bangui, le 7 décembre. Photo : AFP/Sia Kambou

•   La majorité des routes ne sont pas goudronnées.

 

•   Réseau d’infrastructures embryonnaire

Des soldats français dans une rue de Bangui. Photo : AFP/Miguel Medina

FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES (FACA) :

8000 soldats

 

COALITION SÉLÉKA (OFFICIELLEMENT DISSOUTE) :

20 000 rebelles

 

MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN À LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE (MISCA) :

5500 soldats

 

OPÉRATION SANGARIS (FRANCE):

1600 soldats

Des rebelles de la Séléka dans la ville de Damara, le 23 mars 2013. Photo : AFP/Sia Kambou

Sources :
PNUD, CIA, Banque mondiale, Jeune Afrique